Diagnostic
Pierre calcaire ou façade enduite, deux bâtis dans le Gers

Le Gers présente deux visages de bâti nettement distincts, la pierre calcaire des centres-bourgs anciens et l'enduit des constructions plus récentes, qui n'appellent pas le même traitement de façade. Voici comment les reconnaître et ce que chacun implique.
Les bastides, un bâti en pierre calcaire
Les centres-bourgs gersois, souvent construits sur un plan de bastide médiévale, conservent des façades en pierre calcaire appareillée, assemblées avec un mortier de chaux. Avec le temps, ce mortier se creuse dans les joints, la pierre peut s'effriter en surface ou se salir de mousses. L'intervention appropriée est le rejointoiement, pas un enduit qui masquerait la pierre et changerait le caractère du bâtiment.
Les constructions récentes, majoritairement enduites
En dehors des centres-bourgs, la majorité du bâti gersois est en construction plus récente, avec une façade enduite dès l'origine. Ce type de mur suit le traitement classique du ravalement, reprise ou réfection de l'enduit selon ce que révèle le diagnostic, sans lien avec la question du rejointoiement.

Pourquoi cette distinction compte avant de demander un devis
Demander un devis de ravalement pour une façade en pierre, ou inversement un devis de rejointoiement pour un mur enduit, conduit à une réponse inadaptée. Décrire d'emblée le type de mur, pierre apparente ou enduit, permet d'orienter la demande vers le bon traitement dès le premier contact.
Un secteur protégé, parfois, autour des centres anciens
Certains centres-bourgs gersois font l'objet d'un classement patrimonial qui encadre les travaux modifiant l'aspect extérieur d'une façade, y compris en pierre. C'est le cas confirmé du centre ancien de Lectoure, classé site patrimonial remarquable depuis le 12 mai 2016. Pour les autres communes, l'existence d'un tel classement doit être vérifiée directement en mairie avant d'engager des travaux.
Deux bâtis, un même point de départ
Qu'il s'agisse de pierre ou d'enduit, aucun chiffrage ne s'établit sans qu'un façadier n'ait vu la façade concernée. La distinction entre les deux bâtis oriente le diagnostic, elle ne le remplace pas.