Matériaux
Rejointoiement à la chaux, pourquoi ce choix dans le Gers

Le mortier de chaux est le choix privilégié pour rejointoyer une façade en pierre calcaire dans le Gers, parce qu'il respecte la façon dont un mur ancien évacue naturellement l'humidité.
Comment fonctionne un mur ancien en pierre
Un mur en pierre calcaire assemblée, typique des bastides gersoises, n'a jamais été conçu pour être totalement étanche. Il laisse migrer une part d'humidité à travers ses joints, un fonctionnement que les matériaux de construction traditionnels, chaux comprise, respectent naturellement. Un joint trop rigide ou trop imperméable rompt cet équilibre.
Pourquoi la chaux plutôt que le ciment
Le mortier de ciment, plus rigide et beaucoup moins perméable à la vapeur d'eau, empêche cette migration naturelle de l'humidité. Sur un mur ancien, l'eau qui ne peut plus s'évacuer par les joints cherche une autre issue, souvent à travers la pierre elle-même, ce qui peut accélérer son effritement en surface. La chaux, plus souple et perméable, laisse ce mécanisme fonctionner comme il l'a toujours fait.

Ce que révèle l'état des joints
Des joints creusés, effrités ou complètement disparus laissent la pierre exposée directement aux intempéries et fragilisent l'assemblage du mur. Le rejointoiement consiste à retirer le mortier dégradé sur une profondeur suffisante, puis à le remplacer par un mortier de chaux adapté à la teinte et à la texture de la pierre existante.
Un choix également retenu en secteur protégé
Là où un avis de l'architecte des Bâtiments de France s'applique, comme dans le centre ancien de Lectoure, le mortier de chaux est généralement la référence attendue pour un rejointoiement, précisément parce qu'il respecte l'aspect et le fonctionnement d'origine du mur.
Une intervention qui se prépare avec le bon matériau
Choisir la chaux au moment du devis, plutôt que découvrir après coup qu'un ciment a été utilisé, évite une reprise ultérieure. C'est un point à vérifier explicitement avec le façadier avant le début du chantier.